Sorties Trail

Tour du Grand Luberon en courant

Départ pour cette aventure, ce samedi 3 Octobre à 4h du matin.

L’objectif: Faire le tour de cette montagne mythique de provence, en courant seul et sans assistance. Une course de 84 kms et 2800m+ que je    vais tenter de réaliser en près de 10h.

Difficulté: La longueur du parcours bien sur, eventuellement le vent possible sur les crêtes, et les points de ravitaillement en eau très    limités (seulement 3). il faudra donc bien gerer l’alimentation et l’hydratation sur tout le parcours…si la chaleur s’en mèle, je prévoit de déposer vers le 40ème km, 2 bouteilles d’eau    dissimulées dans un bosquet.

Technique: Equipé d’un GPS pour éviter de perdre du temps à m’orienter, un altimètre une carte 1/25000 et une boussole en cas d’hésitation    ou de panne de GPS, telephone portable, appareil photo.
Partant de nuit je serais équipé également d’une lampe frontale.

Alimentation: 3 barres energétiques, 5 gels, 2 petits sandwichs avec jambon et fromage (pour couper le gout sucré), et quelques fruits    secs (noisettes, amandes…)

Equipement: Chaussures Trail Mizuno (plus adaptées à un parcours roulant tel que celui-ci), sac à dos Diosaz10 de chez Décathlon,    coupe-vent…

4/10/2009: Je suis donc parti ce matin à 4h47 très précisement…

Température agréable et idéale (14° à 4h). Je prends tout de même un coupe vent car le vent semble souffler sur les crêtes…     Premiers kilomètres tranquilles sur une petite route qui permet de rejoindre le GR. GPS en main j’avance à un rythme très bas. Il fait nuit et les balises ne sont pas visibles, le GPS me permet    de ne pas douter et d’éviter de perdre du temps lors des changements de cap. (Je n’ai pas sorti une seule fois la carte) Même si j’ai repéré le parcours il y a un an, certaines portions ne sont    pas évidentes, car dans la forêt et sans visibilité.

La première difficulté, Le Mourre Nègre (1125m) est atteinte avant le lever du jour; Ensuite c’est une succéssion de petites bosses entre 20 et 70 m de dénivellé qui permettent de suivre la    crête jusqu’au col de l’aire des Masques.     Progressant plein Est, j’assiste donc à un lever de soleil hallucinant avec une vus à 360° sur la Provence et les monts du Vaucluse.

soleil

8h20: Col de l’aire des masques, 25ème kilomètres, 1300m de dénivellé effectué et 3h30 de course. Je fais le plein de ma poche à eau grace à une bouteille déposée la veille et cachée dans les    broussailles.Je sors également une barre pour me ravitailler tranquillement. Après une courte pose de 10 minutes, je reprends ma route. C’est par une petite sente caillouteuse et ravinée par les dernières pluies d’orage que je commence à    descendre sur le versant Nord du Luberon. Le GPS en main car de nombreux sentiers viennent rejoindre mon itinéraire et insitent à l’erreur. Le terrain change sur ce versant nord, la forêt est    plus dense et l’atmosphère humide et fraiche en ce début de matinée. En 40 minutes j’arrive à Castellet, petit village perdu.     l’itinéraire commence à reprendre de l’altitude, je monte maintenant vers le village d’Auribeau. Mon rythme est régulier, je cours depuis plus de 4 heures entre 9 et 12km/h d’après le GPS. Je me    force à rester en dedans et ne pas m’emballer pour éviter d’exploser, car la moitié reste encore à parcourir…

Arrivé à Auribeau, je file plein nord pour rejoindre la crête. Un sentier permet de couper les long lacets de la piste DFCI,     400m de dénivellé à grimper et j’arrive au sommet de la 2ème difficulté du jour. Mon rythme c’est fait plus lent dans la montée, mais régulier. Je dois maintenant dérouler sur 4km de faux_plat en    suivant la crête. La piste est bonne. Je rentre dans ma bulle et enchaine les foulées sans problèmes et mécaniquement. Je me sens bien physiquement et prends beaucoup de plaisir.

43ème kilomètre, 2100 m de dénivellé avalé, 5h15 de course. J’attaque la descente sur Sivergues, je croise 2 randonneurs avec qui j’échange quelques mots…
Arrivé au village, je fais décide de faire une pause et de profiter de l’une des rares fontaine du coin pour me rafraichir, faire le plein en eau et me restaurer. 6h de course à présent, 2ème arrêt. Je sais que je ne doit pas m’arreter trop longtemps car plus on attend et plus c’est dur de repartir. Alors, je me    motive et après quelques étirement, repars en trottinant. Maintenant c’est 15 kilomètres de descente et de faux-plats descendants en passant par Buoux et le vallon de l’Aiguebrun. 1h30 plus tard    j’arrive à la grotte des Brigands. Je traverse la route d’Apt pour récupérer un sentier et commencer l’ultime montée de mon parcours. 600m de dénivellé qui font mal pour arriver au Cap de Serre    et rejoindre le GR qui me permet de redescendre sur Lourmarin par un superbe single track.
Je boucle ce GTL en 8h et 42 minutes. Le dénivellé total est de 2700m+, le distance est de 64 km (calcul GPS)

La fin du parcours est plutôt difficile, la fatigue est présente mais j’ai pu courir sur tout le parcours.
Le choix des chaussures s’est avéré négatif, trop souple dans les descentes, tapant sur les portions de bitume avec l’apparition de douleurs du coté de chez achile en fin de course. de grosses    irritations dans le bas du dos avec le sac , peu confortable pour ce type de course

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